Préambule.
Cette historique, n'a d'autre but que d'informer les motohomistes de la nature des clubs.
En effet, dans la majorité des cas, ceux-ci n'aime pas publier et donner trop de détail spontanément, par exemple:
- La liste des membres détaillée (alors qu'elle doit être déposée au Greffe du tribunal de Commerce).
- Les comptes détaillés sont accessibles (La loi l'impose), mais ne sont jamais publiés spontanément.
- L'inventaire détaillé du patrimoine.
D'autre part, lorsque l'on s'intéresse de plus près à ces choses, on vous rétorque:
«Cela n'intéresse personne...; Vous n'avez rien à voir avec la gestion du club...; Le comité actuel a les capacités voulues pour gérer notre ASBL...»
Cela pose une question: POURQUOI ?
Une élément de réponse serait l'histoire de ces clubs...
Historique non exhaustive.
Comme dans la bible, au début, dans la nuit des temps, oh non! dans les années 80, il n'y avait
qu'un club: le CCCB, d'ailleurs sous forme d'association de fait et ce club est à la base de toute une
évolution/révolution.
Dans les années 80, le motorhome était discret (+-2500 en Belgique) et le club a réunis
en quelques années plusieurs dizaines de membres, les fondateurs ont été des bénévoles
formidables.
Toutefois au cours du temps, et comme dans toute organisation humaine, le pouvoir grise et ensuite s'use..
En parallèle, le succès du motorhome évolue d'une manière exponentielle
et en octobre 1989, le CCCB dépose des statuts afin que l'association aie une personalité juridique et ainsi "couvrir"
les membres en cas de problèmes juridiques
(Dans une ASBL, les membres ne sont responsables qu'au pro-rata de leur cotisation => d'où, dans les statuts, de prévoir un montant maximum limité !)
Quelque mois plus tard, et suite à l'évolution rapide de ce mode de loisir (motorhome/camping-car), le CCCB sera le moteur
de la création de l'UBMC en mars 1990.
Malheureusement, la gestion d'une ASBL ne se fait pas de la même manière qu'une association de fait,
la loi impose une certaine publicité et une démocratie de gestion, ce qui sera difficile à admettre pour quelques gestionnaires.
Curieusement, c'est à partir de la transformation en ASBL que les problèmes ont surgit, examinons le tableau des dépôts de statuts et de constitution:
| Club |
Date dépôt ou constitution |
Type juridique |
| CCCB |
Octobre 1989 |
ASBL |
| UBMC |
Mars 1990 |
ASBL |
| MCB |
Septembre 1990 |
ASBL |
| FICM |
Août 1991 |
ASBL => AISBL |
| ABUM |
Janvier 2003 |
ASBL |
| AMI |
Juin 2002 |
Assciation de fait |
| AWUM |
Janvier 2002 |
Assciation de fait => ASBL |
Cette table nous donne la chronologie et la filliation des principaux clubs/associations francophones,
nous oublions volontairement (Pas de source d'archive), dans cette historique, les petites associations locales qui réunissent autant de membres que "ces grands".
Car ces "grands" réunissent, en Francophonie, un peu plus de 500 membres, sur +/-5000 motorhomes enregistrés
Le processus de division, de dissension du club «mère» a généré des clubs qui ont gardés
des affiliés multi-club.
Les divisions.
Conclusions.
La structure des clubs et des fédérations ne nous semble pas adéquate, car la gestion de plusieurs
ASBL entraîne une concurence de pouvoir et d'organisation de "sortie", même à l'intérieur d'un club, il y a un phénomène "de qui fera le mieux", ce qui engendre une utilisation à 80 % des ressources disponibles et l'on oublie le lobbying et les buts de l'association.
D'autre part, un motorhomiste qui paie à plusieurs clubs, paie X fois la cotisation UBMC sans pour cela qu'il y aie un résultat plus positif vis à vis des buts.
En un rapide résumé: Un manque de proffessionalisme et pour cause de bénévolat !
Que proposer ?
Il y a quinze ans, lors de la création de l'UBMC, les fondateurs auraient dû examiner la structure de la belgique et des lois sur le camping.
Elles sont différentes dans chaque région et les règlements dépendent du pouvoir régional, ce que nous ne pourons modifier sauf sous la pression des constructeurs/importateurs qui eux ont le véritable pouvoir économique. (BCCMA - http://www.bccma.be/)
Pour nous, la structure devrait s'organiser comme ci-après:
- Une ASBL Nationale qui fédère les clubs du pays:
- l'on ne paie qu'une cotisation nationale (avec ristourne aux sections locales).
- Les membres sont tous des adhérents.
- Les membres effectifs sont les présidents locaux élus par une assemblée locale.
- L'assemblée générale est composée de l'ensemble des présidents locaux, qui eux élisent un conseil d'administration NATIONAL
Au niveau régional, il y aurait une réunion des différents membres effectifs en fonction de la langue sous une vice-présidence élue par l'ensemble des membres adhérents de la région concernée.
Cette manière de s'organiser a comme avantage que les petits clubs (dans les statuts: minmum 10, maximum 50 adhérents) savent se parler, se voir plus régulièrement, sans engendrer des frais de déplacement.
De plus l'on respecte les mentalités régionales et l'on simplifie l'administration, puisque l'activité «sortie» n'est plus comptabilisée dans l'activité nationale qui reste avec un seul but: le lobbying.
Une vie de petit club (Section de l'asbl nationale) est plus viable, car cela reste à l'échelle humaine et l'on évite, comme disent les électriciens, le déwatté.
Mais pour cela il faut que les ASBL's existantes abandonnent un peu de leur pouvoirs et entrent en dissolutions ...
Rêve, probablement, mais seulement une certitude: si nous continuons l'organisation présente, l'économique se chargera de gérer nos stationnements et uniquement en fonction du Business.
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